9 actions pour continuer à encourager nos entreprises

13 janvier 2021

À peine les entrepreneurs ont-ils poussé un soupir de soulagement l’année 2020 terminée qu’un deuxième confinement généralisé les a ébranlé à nouveau. Comment faire pour soutenir les PME dans cette dernière ligne droite? Voici 9 façons toutes simples de donner un coup de pouce à nos entreprises locales.

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), 9 PME sur 10 avaient toujours besoin d’aide en décembre dernier. Dans ce contexte, les programmes d’aide et subventions gouvernementales restent essentiels, ainsi que l’engagement collectif des citoyens. « 70 % des PME n’ont toujours pas retrouvé leur niveau normal de ventes, confirme Francis Bérubé, analyste principal des politiques à la FCEI. Elles sont à 30% de leurs revenus ». Leur projection élaborée à la fin de l’année prévoyait que « la moitié des PME ne passerait pas au travers si le confinement se prolongeait ». Notre façon de réagir peut contribuer à sauver la mise. Voici comment continuer d’encourager nos PME.

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1. Faire des choix différents

On sait que c’est un défi de taille pour les PME de livrer concurrence aux commerces de grandes surfaces et autres géants du web qui sont souvent un choix plus rapide et moins cher. Pourtant, privilégier l’achat auprès des plus petites entreprises québécoises contribue directement à notre développement économique. Un produit acheté localement permet aux commerçants de payer leurs employés, leur loyer, leurs fournisseurs.  C’est l’effet multiplicateur qu’illustre Shopify: « Un restaurant qui s’approvisionne auprès de producteurs locaux, qui traite avec un courtier d’assurance local et qui collabore avec une agence de design locale, va former des relations symbiotiques qui contribueront à faire prospérer toute l’économie communautaire ».

2. Motiver les entreprises sur les réseaux sociaux

Pour aider les petites entreprises à garder le moral et à ne pas lâcher, encouragez-les en communiquant avec elles sur les réseaux sociaux. Karina Serei, du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), croit qu’en ce moment même, « elles ne doivent surtout pas baisser les bras si elles veulent passer au travers, c’est la dernière ligne droite ». Cliquez sur j’aime et montrez du love pour les encourager! Vos commentaires les aident à mieux s’orienter pour offrir les produits que vous voulez. Partagez leurs publications pour les faire connaître et recommandez vos petits commerces préférés sur les réseaux sociaux. Découvrez l’influenceur social en vous qui a le goût de faire jaser!

3. Acheter en ligne

La crise aura eu ce bon côté d’accélérer la transition vers le numérique. Beaucoup de petits commerces ont maintenant pignon sur web. Ils ont dû apprendre à naviguer les réseaux sociaux, maîtriser les systèmes de paiement en ligne, commercialiser leurs produits de façon complètement différente ou même jouer avec la réalité virtuelle (notamment les milieux de la culture, du tourisme ou de l’événementiel qui ont offert des contenus virtuels). Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) offre d’ailleurs des services d’accompagnement pour le virage numérique. Selon Détail Québec, deux détaillants sur trois offriraient maintenant une plateforme transactionnelle à leurs clients. Plusieurs sont en période d’adaptation avec ce virage, il faut donc parfois se montrer indulgents avec leurs délais de livraison.

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4. Expérimenter le live shopping

Concept venu tout droit de Chine, le live shopping est l’avenir du magasinage en ligne dans le contexte actuel puisqu’il concilie commerce en ligne et boutique physique. C’est un service personnalisé et live, diffusé sur une plateforme web. Il s’agit à la fois d’une publicité interactive et d’une séance de magasinage qui interpelle les clients en direct et offre des services de ventes personnalisées avec les vendeurs en magasin. Livescale, une entreprise montréalaise, offre une plateforme numérique aux commerçants, notamment à ceux qui vendent sur Shopify et qui n’ont pas nécessairement de boutique physique. Voici ce qu’elle en conclut: « Les séances de diffusion en direct obtiennent en moyenne un taux d’engagement de 35 % et un taux de conversion de 2 à 5 fois plus élevé que l’e-commerce standard ». Le Cercle Api, dont l’objectif est d’améliorer l’expérience client et d’encourager l’achat local avec des solutions innovantes, utilise le live shopping pour sa boutique éphémère intelligente

5. Ramasser à la porte pour garder vivante notre économie locale

Les petits commerces jugés non essentiels, fermés depuis le 25 décembre, le seront encore jusqu’au 8 février. Heureusement, la cueillette à la porte sans contact arrive à point nommé. Karina Serei, de la CQCD, souligne à quel point cette initiative est importante: « Pour le moment, c’est seulement de 1 à 15 % en moyenne de nos commerces de détail qui réalisent un profit à partir de l’achat en ligne; 85% du profit se fait en magasin ». N’oublions pas que le commerce de détail est le deuxième secteur en employabilité au Québec. Leur succès vient aussi de la relation et du lien de confiance qui peut être créé entre les consommateurs, les commerçants, les producteurs, les entrepreneurs et les artisans. Alors, évitez les frais de livraison et allez chercher ce livre qui vient de sortir ou cet item qui vous fait envie, aérez-vous l’esprit et reprenez contact avec vos commerçants préférés !

6. Participer aux concours et initiatives d’achat local

Participez aux concours, relevez les défis. De nombreuses MRC et municipalités ont lancé des initiatives d’achat local. Un bel exemple est celui d’Outaouais d’abord, un mouvement local qui s’est décliné en plusieurs actions: mise sur pied d’un répertoire d’entreprises et d’initiatives de la région, campagne publicitaire, activités diverses partout dans la région, ainsi que le défi 30/500, qui proposait aux citoyens de réserver 30 $ de leur budget hebdomadaire pour des produits, services et attraits locaux pendant un an. Alors, utilisez le mot-clic #jechoisispme.ca mis sur pied par la FCEI pour remercier une petite entreprise et courir la chance de gagner et de lui faire gagner une boîte-cadeau et des prix en argent. N’oubliez pas d’insérer les hashtags dans vos publications sur les réseaux sociaux pour démultiplier l’engagement et la visibilité des initiatives. Il y a aussi: #jesoutiensmespme, #redécouvrezvospme, #achetonslocal, #achetezlocal. #jachetebleu et #onsesertlescoudes!

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7. Emporter les restos chez soi !

À l’extérieur du Grand Montréal, plusieurs restaurateurs ont réaménagé leurs établissements pour respecter les mesures de distanciation sociale. Finalement, ce sera un menu à emporter pour tous! Le Cuisinomane a listé une panoplie d’options de restaurants à Montréal en temps de pandémie. À Québec, il y a le site de références Québec Table gourmande qui propose une troisième édition de menus à déguster dans le confort de son foyer et disponible en cueillette. Des boîtes-repas hebdomadaires aux menus solidaires entre restos comme à Québec , en passant par d’autres initiatives de prêt-à-manger , les restaurateurs s’affichent sur Facebook : Take-Out et livraison au Québec. La section Gourmand de la Presse regorge aussi de bonnes adresses. Vous avez aimé votre take-out? Partagez la bonne nouvelle sur les réseaux sociaux et, si vous pouvez vous le permettre, soyez un peu plus généreux que d’ordinaire avec le pourboire! N’oubliez pas que la livraison est autorisée après 19h30.

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8. S’abonner à des entraînements québécois en ligne

De la santé mentale et physique des citoyens à la santé financière de nos entreprises, il n’y a qu’un pas. Nombreuses sont les PME qui ont investi dans leur local, leurs produits et leurs installations afin d’assurer le respect des consignes sanitaires, notamment les centres de loisirs et d’entraînement. Alors, abonnez-vous aux cours en ligne, relevez les défis fitness en groupe et participez à des sessions privées d’entraînement virtuel!  Voici quelques suggestions:

mongymenligne.com

espacefitness.ca

sportsmontreal.com pour toute la famille

cardiopleinair.ca en mode virtuel

Du yoga personnalisé sur passionyogaetcie.com

ou à la carte sur studionamkha.com

9. Consommer le produit bleu

Au début de la crise, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, mentionnait que si chaque foyer québécois achetait 5 $ de plus par semaine de produits québécois, ce serait 1 milliard $ de plus dans l’économie locale. Le fameux Panier bleu, dont la création a été annoncée par le premier ministre en avril 2020, a permis de regrouper sur une même plateforme les produits québécois. Elle a notamment fédéré des initiatives d’achat local qui existaient, et a propulsé la création d’autres répertoires régionaux:

monchoixlocal.quebec

acheterquebec.com

mazonequebec.com

signelocal.com

faitcheznous.ca

solutionlocale.ca (initiative citoyenne)

Et pmedici.ca et ses déclinaisons restosdici.ca , creationsdici.ca , et bouffedici.ca.

À propos de l'auteur(e)

Isabelle Naessens

À propos de Isabelle Naessens

Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de DanieleHenkel.tv en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus.