Quatre indicateurs de performance à suivre de près

Séries: Les outils DH

15 novembre 2020

« Est-ce que je fais de l’argent ?» C’est probablement la grande question que vous vous posez assez souvent comme entrepreneur. Il y a différentes façons d’y répondre. Previsio, un outil créé par l’École des entrepreneurs du Québec pour réaliser des prévisions financières pour chacun de vos projets d’investissement, permet d’y voir plus clair. Voici quatre indicateurs à garder à l’œil. 

DanieleHenkel.tv

Marge bénéficiaire brute

Comme l’explique Previsio, la marge bénéficiaire brute se calcule en retranchant le coût des marchandises vendues du total des ventes. Elle s’applique donc généralement aux secteurs de la fabrication et du détail, mais moins aux services.

Pour Nathalie Niemeyer, conseillère formatrice en croissance d’entreprise à l’École des entrepreneurs du Québec, la marge bénéficiaire brute est la base.

« Si elle n’est pas assez élevée, l’entreprise aura de la difficulté à payer ses frais d’exploitation, explique-t-elle. Les prévisions permettent à l’entrepreneur de réaliser par exemple qu’il paye trop cher pour ses matériaux et l’amènent à vouloir négocier pour réduire son prix. En connaissant ses chiffres, il sait où agir. »

Quant à savoir autour de combien la marge bénéficiaire brute devrait tourner, c’est très variable selon le secteur d’activité.

« Par exemple, un nouveau modèle de console de jeu doit avoir une très grande marge bénéficiaire brute pour absorber tous les coûts engendrés en recherche et développement », affirme Maxim Montminy, conseiller formateur en croissance d’entreprise à l’École des entrepreneurs du Québec.

BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements)

Pour connaître son BAIIA, il faut prendre sa marge bénéficiaire brute et y soustraire ses frais d’exploitation. Prendre le temps de faire ce calcul peut aussi réveiller bien des entrepreneurs.

« Souvent, plusieurs coûts fixes augmentent et les entrepreneurs ne les suivent pas nécessairement de près, remarque Nathalie Niemeyer. Ainsi, ils n’ont pas augmenté leurs prix de vente en conséquence et cela affecte leur rentabilité. »

Ils peuvent aussi décider d’adopter une stratégie pour réduire leurs coûts fixes, comme déménager dans un local plus petit.

Bénéfice net

C’est le profit que l’entreprise génère. « Là, on a retranché toutes les dépenses, qui incluent les amortissements et les impôts et les intérêts sur la dette », précise Mme Niemeyer.

Retour sur l’investissement 

D’après les deux formateurs, le retour sur l’investissement est souvent quelque chose de trop peu regardé par les entrepreneurs. Et il est appelé à varier énormément selon le type d’investissement.

« Si on achète une machine qui dépérit vite, on doit rapidement avoir un retour sur son investissement, alors que si on achète une bâtisse commerciale, ce sera plus long », affirme Maxim Montminy.

« En cette ère d’incertitude, les gens ont tendance à chercher un retour sur l’investissement plus rapide, parce que tout peut changer rapidement », ajoute Nathalie Niemeyer.

Les deux formateurs conseillent aussi aux entrepreneurs de ne pas perdre de vue tout ce qu’ils ont investi dans leur entreprise.

« S’il reste 5000$ à l’entrepreneur au bout de l’année, ce montant ne signifie pas la même chose s’il a dû investir 100 000$ dans son entreprise que s’il a dû y investir 10 000$, nuance Nathalie Niemeyer. On parle d’une rentabilité de 5 ou de 50%. Ça fait toute une différence. Il faut garder une vision d’ensemble. »

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À propos de l'auteur(e)

À propos de Martine Letarte

Journaliste indépendante