Se réinventer à 50 ans

Séries: Ma routine du matin

30 octobre 2019

Après une perte d’emploi difficile à encaisser, Sylvie a trouvé la motivation pour transformer sa vie du tout au tout. Pour elle, avoir 50 ans, ce n’est pas la fin de quelque chose, mais plutôt le début d’une période excitante et libératrice. Et si 50 ans était l’âge des nouveaux départs? Pour en discuter, nous avons joint Claire Savoie, conseillère en gestion de carrière.

DanieleHenkel.tv

Changer de carrière après 50 ans, est-ce souhaitable?

Claire Savoie: C’est tout à fait envisageable dans la mesure où c’est ce que la personne désire. De nos jours, on travaille beaucoup plus longtemps qu’auparavant et j’observe une nette tendance chez mes clients et dans mon entourage, pour rester actifs le plus longtemps possible. Il faut cependant être très motivée pour changer de carrière après 50 ans, car toute transition s’accompagne d’émotions et des doutes. C’est pourquoi il faut se préparer adéquatement.

Quels sont les éléments déclencheurs les plus fréquents?

Il peut s’agir d’une perte d’emploi, d’un épuisement professionnel, d’une «écoeurantite aigüe» du milieu ou du travail.

Lorsqu’il reste 10, 15 ou 20 ans encore à travailler, il peut être très intéressant d’aller acquérir de nouvelles connaissances. Les gens veulent terminer leur vie active avec le sourire aux lèvres, pas juste «faire leur temps» comme un prisonnier!

Comment se préparer à cette transition?

Il faut cerner ce qu’on a envie de faire comme nature de travail, choisir le contexte et l’environnement. Je retourne aux études? Je pars à mon compte? en partenariat? avec un nouvel employeur? Quand tout cela devient clair, c’est le moment d’aller vérifier auprès de gens qui ont cette occupation depuis longtemps que ça correspond bien à nos attentes. On évite ainsi les faux pas qui peuvent s’avérer démotivants.

«Quand des clients me disent: à la retraite, je ferai ceci ou cela, je les encourage à commencer dès maintenant, à nourrir ces projets. À commencer à faire du bénévolat, par exemple.»

Image de Sylvie

Pour Sylvie Perencin, une perte d’emploi a été le déclic pour changer sa vie du tout au tout: son emploi, ses habitudes de vie…

Ces événements ont souvent des répercussions dans d’autres sphères de la vie, car ils permettent de ralentir, de réfléchir, de voir ce qui nous manque et qu’on a envie d’accomplir. Les gens se perdent de vue. Alors oui, cette transition leur permet souvent de se remettre en forme, de faire attention à leur alimentation. C’est bénéfique pour l’estime personnelle et ça évite de se perdre de vue à nouveau.

 

«Une perte d’emploi peut être vécue difficilement, mais elle cache souvent une opportunité, un cadeau que l’on déballe par la suite. Il faut se laisser le temps de réaliser que cette perte entraîne aussi des gains.»

Se partir en affaires semble être une avenue qui en séduisent plusieurs…

J’observe une tendance pour se créer son propre emploi en devenant travailleur autonome ou des «solopreneur». Nombreuses sont les personnes qui vont se chercher une certification de coach ou de consultant au moment de la retraite pour demeurer actifs, mais autrement.

Diriez-vous que professionnellement, 50 est le nouveau 30 ans?

Je n’irais pas jusque là, car je considère que les gens se connaissent mieux à 50 ans qu’à 30 ans, ils ont appris de leurs expériences et que cela se répercute favorablement dans les choix qu’ils font professionnellement.

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Une lecture…
De quelle couleur est votre parachute?, un guide pratique pour les chercheurs d’emploi et les personnes en transition de carrière de Richard Bolles, Éditions Reynald Goulet, 2014.

À propos de l'auteur(e)

Mélissa Proulx

À propos de Mélissa Proulx

Éditrice

Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002.