Une crème à glace avec… Nancie Ferron de la Maison Lavande

Séries: Une crème à glace avec...

11 août 2019

Cet été, l’équipe de DanieleHenkel.tv prend la route et va à la rencontre d’entrepreneurs saisonniers autour d’un bon cornet de «crème à glace»! Alors que tout le monde profite de la belle saison, ils ne comptent pas les heures et les sacrifices pour que leurs affaires fleurissent. 

Direction les Basses-Laurentides pour échanger avec Nancie Ferron de la Maison Lavande, tout en savourant un cornet de yogourt glacé parfumé… à la lavande!

Comment est né la Maison Lavande?

Lors d’un voyage en Provence, sur le plateau de Valensole où l’on voit les champs de lavande à perte de vue, Daniel (Joannette) m’a dit : pourquoi ne cultive-t-on pas de la lavande chez nous? Une conversation de 30 secondes qui a changé nos vies! De retour ici, Daniel a fait ses recherches. Il existe une centaine de variétés, dont certaines rustiques qui supportent bien notre climat. Il a fait des essais. Quand on a vu que ça survivait et que ça fleurissait, j’ai dit à Daniel : avec l’huile essentielle, je pourrais faire des produits de parfumerie! – moi, qui avais été parfumeuse durant mes études. Et si on avait une parfumerie avec les champs de lavande sur un site agrotouristique, alors on aurait un projet commun! Nous étions pourtant très heureux dans nos carrières journalistiques télé respectives, mais nous avions besoin de retrouver ces petits papillons dans le ventre le matin avant d’aller travailler.

On ne pensait jamais aimer autant l’entrepreneuriat! Quand tu es journaliste, tu aimes apprendre et transmettre. Là, on fait la même chose. On apprend et on transmet notre passion pour la lavande. Avec les années, nos filles Florence et Marjolaine nous ont rejoints dans l’entreprise.

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La parfumerie est ouverte à l’année, mais il n’en reste pas moins que votre entreprise dépend beaucoup de la belle saison…

Les plants de lavande fleurissent au mois de juillet. La floraison dure six semaines, grâce à une variété qui éclot plus tardivement. Cette année, c’est la première fois qu’elle arrivait aussi tard avec un décalage de dix jours. Ça fait aussi partie de la vie de l’agriculteur. Après un hiver difficile et un printemps quasi inexistant, on a eu des pertes.

La visite des champs de lavande, c’est notre produit d’appel, c’est ce que les gens veulent voir. On dit toujours qu’on a ajouté un peu de beauté dans notre belle région, ce serait fou de ne pas en faire profiter. Or, ça vient avec une énorme pression parce que si tu ouvres tes champs, il faut que tu aies les installations pour accueillir ton monde. Alors il a des animations, des visites guidées, des concerts musicaux. Alors oui, c’est énorme, sauf que les gens répondent tellement bien qu’on ne peut plus reculer et juste récolter la fleur pour en faire de l’huile essentielle.

Vous êtes dans la business du bonheur…

On n’a jamais répertorié le nombre de photographes qui viennent dans les champs avec leurs clients, mais nous avons ouvert les jeudis et vendredis soirs pour eux. Ils doivent être une centaine chaque soir. Chez nous, la superficie (il y a de lavande sur un kilomètre) fait en sorte qu’il y a toujours une possibilité de prendre des photos sans personne en arrière-plan. On doit être dans plusieurs salons de maisons québécoises! (rires) On a beaucoup de fêtes «bachelorette», de «baby showers», d’anniversaires. Nos clients sont toujours beaux, bien habillés, de bonne humeur! Dans les champs, on peut louer une table de pique-nique basse avec des coussins pour des événements. Il y a des aires de détente…

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À quoi ressemble la haute saison pour vous?

Je pense que c’est exactement ce que vivent les restaurateurs lors du « coup de feu », sauf que nous ça dure six semaines et qu’on reçoit 55 000 et 60 000 visiteurs sur un site immense. C’est vraiment un feu roulant avec 40 employés à la fois sur le site. Nous avons des équipes à l’animation, à l’accueil, au stationnement, au bistro, à la boutique gourmande et en parfumerie.

Nous travaillons sept jours sur sept. Daniel commence plus tôt vers 7h avec les travailleurs agricoles. Et c’est rare que l’on reparte avant 18h-19h le soir. C’est un coup à donner.

Et votre basse saison?

En fait, il n’y en a pas, parce qu’on se prépare pour Noël, qui est une grosse saison pour la maison mère et les cinq boutiques en centres commerciaux. Après les fêtes, on se lance dans la création de nouveaux produits, de nouvelles collections. Nous avons ouvert la Maison Lavande il y a dix ans et l’an dernier, Daniel et moi avons réussi à prendre le mois de janvier pour la première fois. On peut maintenant se le permettre, car on a une belle équipe en place.

À propos de l'auteur(e)

Mélissa Proulx

À propos de Mélissa Proulx

Éditrice

Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002.